Soutien à la mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, Appel d’Europe Ecologie-Les Verts – Pays de la Loire

Appel d’Europe Ecologie-Les Verts – Pays de la Loire

Soutien à la mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, contre la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers

« D’ailleurs nous sommes d’ici »

Samedi 28 mai 2011

A Nantes, Saint-Nazaire, Angers… comme partout en France

Pour Europe Ecologie – Les Verts, c’est ensemble que l’on construit, ensemble que l’on se construit.

La haine de l’autre, de tous ceux qu’on nous demande d’identifier comment nuisibles, coûteux ou dangereux, ne peut conduire qu’à des excès dont l’Histoire porte traces dans l’exclusion, la xénophobie.

Il y a des termes qui ne trompent pas, aux sinistres relents : invasion, pauvres, responsabilité, faute, camps…

Il faut se lever ensemble pour dire NON à cet esprit qui monte.

Où sont passés les droits de l’Homme, les droits de l’enfant qui faisaient notre fierté ?

Ces droits ont été arrachés de haute lutte par des enfants, des hommes et des femmes qui ont cru qu’un monde meilleur était possible. Ils l’ont parfois payé de leur vie.

Le modèle social instauré en France après la guerre 39/45 grâce au Conseil National de Résistance est peu à peu vidé de son contenu. La solidarité entre les groupes perd peu à peu de la vitesse : l’impôt se réduit pour les plus riches, la redistribution des richesses est de plus en plus déséquilibrée. On se trompe de discours et d’objet : ce ne sont pas les plus pauvres les moins solidaires. Utiliser la classe populaire pour justifier la chasse à l’immigré et ses dérives, le racisme, la xénophobie, est une manipulation dangereuse.

Le sud, dont le pillage a contribué à construire notre richesse, se révolte dans un tout frais « Printemps des Peuples ». Après l’échec de nos luttes pour la sécurité sociale, les retraites, les services publics, nous applaudissons l’image qu’il nous renvoie comme un espoir démocratique.

Une autre politique est possible, après l’ultra libéralisme qui ne connaît pas les frontières, ni pour les profits et les paradis fiscaux, ni pour les mafieux, mais les dresse en murailles contre les humains pauvres, leur barrant l’accès au travail, au logement, à la santé, à l’éducation et à la culture. Barrant à ceux qui fuient leur pays en guerre le droit fondamental de vivre en paix.

Pour EELV, la transformation écologique de l’économie et des politiques sociales, avec la juste répartition des richesses qu’elle comprend, peut conduire à une société responsable et durable, où les droits universels de la personne sont reconnus à toutes et tous, quelle que soit son origine ou sa culture.

Avec tous les signataires de l’appel « D’ailleurs nous sommes d’ici », EELV exige l’arrêt de la chasse aux « sans papiers », de leurs traques, de leurs arrestations, de leurs expulsions ; demande leur régularisation et l’application pour toutes et tous des droits fondamentaux de l’être humain ; rappelle que le droit à la mobilité en est partie intégrante.

L’amour contre les murs

Libre circulation.

Ne nous transformons pas en végétaux.

Si je devais être réincarné j’adorerais devenir un chêne mais, humaines et humains, nous avons deux pieds pour nous déplacer, pour nous établir là où nous pouvons vivre.

Les racines qui nous lient à nos terres sont importantes et riches en connaissances vitales mais, sans échanges, sans changement, cette richesse dépérit. La faculté de nous déplacer est un facteur de richesse complémentaire et nécessaire, une possibilité d’échanger nos savoirs, de prendre du recul sur nos évidences.

Humanité et migrations sont indissociables.

Que l’on cesse avec les fantasmes « d’appel d’air » ou d’invasion des pays « riches » (Riches en quoi? En force de frappe et pillage? Cessons de nous conduire en barbares, cessons de prétendre que la force fait le droit.): l’écrasante majorité des migrations sont des migrations de proximité. La plupart des migrants cherchent à s’installer dans les régions vivables voisines des régions où vivent leurs proches.

En exportant nos notions artificielles de frontières virtuellement « étanches » nous diminuons la cohésion et les capacités d’adaptation de l’humanité, nous affaiblissons l’avenir des femmes et hommes sur Terre.

Nées femmes ou hommes nous sommes nées libres, restons-le.

François NICOLAS

http://mingata.europe-ecologie.net/

https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44

Colloque « Agir avec l’Europe contre les difficultés faites aux roms »

Colloque « Agir avec l’Europe contre les difficultés faites aux roms »
Faculté de droit et de Sciences Politiques – Amphi F
Chemin de la censive du tertre (tramway : arrêt Facultés)
Nantes, France
Le 16 octobre 2010
Contexte :
Les roms sont des citoyens européens à part entière. L’actualité
politique européenne nous montre pourtant à quel point les bonnes
intentions affichées (la décennie 2005-2015 pour la promotion des
Roms, le 2ème sommet pour l’inclusion des Roms à Cordoue en avril
2010) ne parviennent pas à se traduire par des directives
communautaires harmonisées. Les discriminations contre les roms
persistent à tous les niveaux, et tout particulièrement au niveau
local.
Les institutions européennes peuvent-elles se contenter de donner plus
de place aux Roms et aux Romni dans les circulaires et les structures
(sommets, forums, plateformes, fonds structurels) sans communiquer sur
la façon dont ces recommandations pourraient se traduire au niveau
national et local ? C’est en partie pour pallier à ce déficit
d’interconnexion entre les niveaux européens, nationaux et locaux que
ce colloque a vu le jour.
Cette journée de réflexion entend réunir des responsables européens,
des élus, des associations et des militants afin d’envisager les
problèmes cruciaux du logement et de la condition des femmes dans les
communautés roms et gens du voyage.
Les intervenants viendront nous présenter leurs actions et délégations
locales ou européennes en matière de logement et de promotion des
femmes roms, sinté et kalé en vue de partager et de faire connaître au
plus grand nombre leurs pratiques et problèmes.
Objectifs :
Il s’agit d’aboutir à une meilleure connaissance des réalités de
terrain que vivent les associations et les élu-e-s de régions
différentes, et tout particulièrement de la région nantaise, en
favorisant le dialogue entre les différents niveaux (y compris
européen) et les différentes structures.
Nous pourrons alors espérer mieux percevoir les forces et faiblesses
de l’Europe juridique et politique existant en Europe en matière de
droits des roms. C’est la voie pour devenir une force de proposition
et d’action au niveau local, à Nantes et ailleurs.
Thématiques :
Ce colloque se propose de questionner la question du logement en
matinée et la condition des femmes l’après-midi en privilégiant de
façon non exclusive les pistes d’interventions suivantes :
Sur le logement : La différence entre Roms et gens du voyage – les
terrains conventionnés – les terrains diffus – la loi Besson et son
application – les schémas départementaux et les difficultés de leur
mise en œuvre – les aires d’accueil et de grands passages – les
habitats adaptés – les terrains familiaux –les fonds structurels
européens – les critères d’éligibilité dans le domaine du logement des
fonds européens
Sur la condition des femmes roms : Romnis et voyageuses – les
différences d’éducation entre familles – les mariages précoces – les
différences entre pays européens – les associations de promotion des
femmes roms et leurs actions – les questions médicales (contraception,
etc.)
Une synthèse des débats sera publié à l’issu du colloque.
Programme
9h00 : Accueil des participants
9h30 : Introduction de la journée
Thématique n°1 : L’accès au logement (9h45-12h15)
Présidence de séance : Gilbert Galliot, Vice-Président de Nantes
Métropole, délégué aux « Logements spécifiques et à l’amélioration de
l’habitat »
Intervenants :
Yves Aubry : Chef de projet de l’association « Une famille Un toit »
Philippe Barbo : Président de Soleil Rom et membre actif de Romeurope
Malik Ifri : Délégué communautaire aux gens du voyage et aux roms
(Lille Métropole)
Anne Houtman: Chef de la Représentation de la Commission européenne en France

12h15-14h00 : pause déjeuner
Thématique n°2 : La condition des femmes (14h00-16h30)
Présidence de séance : Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne, membre
de la Commission Femmes et égalité des genres
Intervenantes :

Diana Kirilova : Docteur en sciences de l’éducation et traductrice
romani pour le conseil de l’Europe
Jeanne Gamonet: Présidente de l’association AVER et membre de
l’association « femme rom, sinté, kalé »
Stella-Meritxell Pradier : Sociologue, présidente de l’association
PATIV (association européenne pour le respect et la dignité des
Manouches et des Roms)

16h30-17h00 : Synthèse et conclusion de la journée

Contacts :
Tudi Kernalegenn (Assistant parlementaire de Nicole Kiil-Nielsen)
tudi.kernalegenn@europarl.europa.eu
003222845381
Stella-Meritxell Pradier (coordinatrice du colloque et sociologue)
stella.meritxell.pradier@gmail.com

Un atelier « Les frontières ou la vie? » durant les JDE?

Ça te dirait de contribuer ou participer à un atelier « Les frontières ou la vie? » durant les journées d’été de l’écologie à Nantes 2010 ( http://www.facebook.com/event.php?eid=122455287788399 ) ?

Préfiguration de l’accroche: « Avec quelles ouvertures des frontières les idéaux écologistes sont-il compatibles? En quelques dizaine d’années, l’Europe a ouvert ses frontières intérieures. Depuis quelques années, l’Europe renforce ses frontières extérieures. L’idéal de libre circulation des personnes a été un moteur pour rapprocher les niveaux de vie au sein des pays européens. Cet idéal, transposé au niveau mondial, pourrait-il favoriser une plus équitable répartition des richesses? En libérant la circulation des biens tout en restreignant celle des individus, la « mondialisation » n’aggrave-t-elle pas artificiellement l’externalisation des coûts réels de notre mode de vie? Une plus grande ouverture des frontières ne faciliterait-elle pas les solidarités et la diminution des compétitions pour l’appropriation des ressources? Je suis convaincu qu’il est nécessaire de chercher à améliorer la libre circulation des personnes plutôt que de chercher à renforcer les frontières. Qu’en pensez-vous? Après un très court rappel sur l’état des migrations et des inégalités dans la consommation des ressources, échangeons sur nos craintes et nos idéaux. »

N’hésite pas à me contacter: François NICOLAS, fmn2@hotmail.com

Tout va bien, il ne se passe rien.

Ils ont faim, ils meurent par millions mais ils sont loin alors tout va bien.
On ne veut pas les accueillir, car on a peur que nos riches ne puissent plus acheter de 4×4.
Il ne se passe rien.On les arrête, on les enferme et les renvoie comme des malpropres.
Pourquoi? Parce qu’ils ont osé croire qu’ils avaient le droit de vivre?
Tout va bien, il ne se passe rien.

Les frontières divisent les hommes…

Je me demande combien nous sommes à accepter l’évidence : les frontières divisent les hommes. Elles exacerbent les xénophobies et conduisent à la guerre.

En sus de  restreindre les libertés de tous,  le contrôle des frontières mobilise des ressources de l’état: les entraves à la libre circulation des humains nous privent de services publics.

En créant des « clandestins », les refus massifs de visas créent artificiellement une économie parallèle déséquilibrant notre modèle social.

En isolant les hommes, les frontières permettent à moins de 1/4 de la population de consommer plus de 3/4 des richesses. Elles rendent ainsi possible un modèle économique qui nous déshumanise et détruit notre planète.

Vouloir se débarrasser de l’interdiction de franchissement des frontières n’est pas plus utopique que de chercher à les rendre imperméables.

Libre circulation des personnes ou immigration choisie sont toutes deux des utopies. Aucune des deux ne peut être parfaitement atteinte.

Contre la libre circulation des personnes, des mesures d’accompagnement doivent empêcher de déstabiliser les pays d’émigration ou d’immigration, ces mesures nécessaires limitent de facto la libre circulation.

Une immigration totalement choisie, outre l’idéologie xénophobe qu’elle induit,  est impossible. Il est nécessaire d’accepter un minimum de perméabilité des frontières si on ne souhaite pas mettre en péril nos budgets de fait des dépenses liées aux contrôles des frontières et, si on souhaite conserver quelques libertés individuelles.

Le choix entre ces deux utopies est essentiellement idéologique:
- veut-on partager les ressources de la terre ou continuer à être les complices passifs de 8 millions de mort de faim par an?
- considère-t-on les différences comme des richesses ou des dangers?

Mon choix personnel est sans appel, je ne veux plus être le complice passif de 8 millions de mort de faim par an, je considère les différences comme des richesses et, je suis persuadé que nous appauvrissons notre humanité quand nous ne partageons pas.

J’aime la liberté des hommes, je déteste la barbarie du contrôle des frontières. Et toi, quel est ton choix?

Amicalement,

http://www.facebook.com/francoisnicolas44